J'ai été un fils masqué, androgyne, diminué, humilié, avec la sensibilité d'une fillette. Souvenez-vous, j'étais cet enfant de vent de soleil et de sable.
Même isolé parmi ces dunes, les nouvelles arrivaient et j'étais protégé par toutes ces femmes. Esclaves et de métisses.
J'ai une favorite, une belle métisse, grande avec de petits seins. De dos c'est un homme. Parfois je pleure sur d'autres poitrines presque comme celle de ma mère.
L'angoisse du jour, il faut que j'affronte la vie et que je laisse mes rêves ; réveillé par le jour, je le reprends la nuit suivante, et encore toujours avec le même départ.
Cela fait des années que je me retrouve avec le même songe. Il me semble, depuis toujours que vers toi, je marche, le corps les bras en avant. Comme un oiseau de légende qui vole au-dessus de la mer.
Tu es au loin, je vais à ta rencontre pour que nos visages se touchent. Pour que je sente tes lèvres avec la douceur du soleil ! Eclairés par la même lumière. Mes pieds sont parfois si lourds qu'ils semblent enlisés dans le sable. Il n'y a que toi et moi. Tout autour ton ombre et la mienne. Tous deux dans le même rêve. Ta voix m'enchante.
Voilà, l'heure de la sieste. Il enfouit son visage dans la poitrine de sa favorite. Elle a l'habitude, le console. Ses larmes sont fines et serrées, elles semblent ne vouloir jamais s'arrêter. Il ferme ses yeux, dans un demi-sommeil. Il arrive, sans se presser. IL porte une longue jupe, large et longue. Il marche comme s'il flânait. Il passe près de lui et ne le voit pas. Alors il s'arrache des bras qui veut le retenir. Il crie, il sanglote et enfin se sauve en titubant, va dans son refuge. Un endroit avec de hauts murs blancs au bout d'une ruelle fermée par une multitude de portes.
S'enferme et regarde à la petite fenêtre. Sa décision est prise, d'un geste arrache sa sacoche, prête depuis toujours, sa cape. Dehors, le soleil se couche, le rose envahit l'horizon. Maintenant, sous la lumière de la lune. IL sourit.
IL part rejoindre son rêve.
Même isolé parmi ces dunes, les nouvelles arrivaient et j'étais protégé par toutes ces femmes. Esclaves et de métisses.
J'ai une favorite, une belle métisse, grande avec de petits seins. De dos c'est un homme. Parfois je pleure sur d'autres poitrines presque comme celle de ma mère.
L'angoisse du jour, il faut que j'affronte la vie et que je laisse mes rêves ; réveillé par le jour, je le reprends la nuit suivante, et encore toujours avec le même départ.
Cela fait des années que je me retrouve avec le même songe. Il me semble, depuis toujours que vers toi, je marche, le corps les bras en avant. Comme un oiseau de légende qui vole au-dessus de la mer.
Tu es au loin, je vais à ta rencontre pour que nos visages se touchent. Pour que je sente tes lèvres avec la douceur du soleil ! Eclairés par la même lumière. Mes pieds sont parfois si lourds qu'ils semblent enlisés dans le sable. Il n'y a que toi et moi. Tout autour ton ombre et la mienne. Tous deux dans le même rêve. Ta voix m'enchante.
Voilà, l'heure de la sieste. Il enfouit son visage dans la poitrine de sa favorite. Elle a l'habitude, le console. Ses larmes sont fines et serrées, elles semblent ne vouloir jamais s'arrêter. Il ferme ses yeux, dans un demi-sommeil. Il arrive, sans se presser. IL porte une longue jupe, large et longue. Il marche comme s'il flânait. Il passe près de lui et ne le voit pas. Alors il s'arrache des bras qui veut le retenir. Il crie, il sanglote et enfin se sauve en titubant, va dans son refuge. Un endroit avec de hauts murs blancs au bout d'une ruelle fermée par une multitude de portes.
S'enferme et regarde à la petite fenêtre. Sa décision est prise, d'un geste arrache sa sacoche, prête depuis toujours, sa cape. Dehors, le soleil se couche, le rose envahit l'horizon. Maintenant, sous la lumière de la lune. IL sourit.
IL part rejoindre son rêve.

publié par denise buonanno dans: Ecriture
