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Pseudo: denise buonannoCatégorie: GénéralDescription:
Denise Buonanno paintings are a series of happy events of simple pleasures and pursuits of life, things which have an instant appeal to all of us. They are accomplished with a singular absence of obvious detail, provoking a keener interest in the subject.
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Mercredi 31 Janvier 2007

Madame Simpson dit à son majordome qu'elle achèterait les fleurs elle-même.
Les femmes d'expatriés allaient venir pour prendre le thé.
Chaque fois qu'elle ouvrait en grand les fenêtres, pour changer l'air de la maison ; elle était toujours surprise par l'atmosphère chaude et sèche du vent du désert.
Pourquoi fallait-il qu'elle compare toujours tout ? Qu'elle pense à la mer, à l'air froid et vif ? Alors, tout en marchant sur sa terrasse, elle respirait avec ivresse ce souffle chaud, et songeait qu'il n'y avait rien de pire que sa vie ici.
Vraiment, toutes ses femmes étaient ennuyeuses. Il lui arrivait de les haïr. Chaque sourire, chaque mot était une torture. Pourtant, elle parlait peu, se devait de les écouter.

 

Leurs propos s'en allaient, s'envolaient au loin ; sans l'atteindre.

Son épuisement était total après leur départ.
Pourtant, elle faisait l'effort de sourire, de poser les phrases avec clarté. On pouvait dire de Madame Simpson, que" c'était une femme charmante, que son mari avait bien de la chance ! "
On se souvenait de ses propos puisqu'ils étaient rares, on en reparlait d'une façon légèrement doucereuse et avec mansuétude. Et aussi cette façon nerveuse qu'elle avait de tourner sa bague. Peut-être un signe que des millions de choses s'étaient évanouies...
Seuls ses yeux étaient visibles, tel un oiseau de proie. Il la fixait de son regard profond, d'un bleu vert. Elle pensait rapidement qu'il devait avoir la cinquantaine.
Elle se sentait perchée sur ses talons et ridicule ! Déstabilisée, par cet homme, enveloppé dans sa grande robe. Sa petite blouse brodée et sa jupe lui donnaient un sentiment d'impuissance.
Pourquoi la fixait-il ainsi ?
Subitement un grand calme l'envahit, une douleur féminine dans le bas ventre, un désir fou de vivre. .
Elle voyait en plus de ses yeux, au loin, les rides du sable.

 

Elle respira profondément, le regarda ou dans ses yeux brillaient une étincelle ; il y avait aussi cette grande pureté, la sienne, cet homme venu de nul part, cet homme du désert.
Une main blanche longue, si blanche, surgie, prit doucement la sienne.

 

Elle était chaude, puissante ; sans hésitation, la sienne s'y blottie, avec un fou rire elle jeta ses escarpins...

publié par denise buonanno dans: Ecriture
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