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comedienne-dbuonanno

Pseudo: denise buonannoCatégorie: GénéralDescription:
Denise Buonanno paintings are a series of happy events of simple pleasures and pursuits of life, things which have an instant appeal to all of us. They are accomplished with a singular absence of obvious detail, provoking a keener interest in the subject.
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Dimanche 28 Janvier 2007

Le train allait cahin-caha, il s'arrêtait de façon aléatoire en pleine brousse. En plus de ces arrêts sporadiques, il y avait par contre ceux qui étaient nécessaire, ceux où, il y avait des points d'eau pour alimenter la locomotive. C'était une machine à vapeur.
Grande, des cheveux auburn, un teint mâte, elle avait les yeux fermés et semblait dormir. Elle devait avoir des yeux immenses.
Sans trop savoir ce qu'elle voulait machinalement, elle plongea sa main dans un grand sac de voyage ; elle prit un sandwich et l'engloutit nerveusement en tremblant. Elle s'étira, bâilla, se servit un verre de champagne, puis deux, puis trois.
Les mouvements du train la poussaient contre la vitre ; elle laissa tomber sa tête lourdement et se détendit…

Avec l'arrêt du train, elle sursauta :

 

 

-Je veux voir ce qui se passe.

 

 

Un bras la retint. Elle se mit à discuter telle une harpie, l'alcool faisait son effet.
Souvent, il lui arrivait de penser que l'on pouvait éviter certains évènements, il suffisait de vouloir. Là, rien que d'y penser tout devenait irraisonnable, elle voulait ne plus être dans ce wagon, avec le bruit, les indigènes, les cris, cette végétation qui n'en finissait pas.
Ave ces grands yeux immenses, passionnés, dès que l'on avait vu ce regard ; le reste de son visage devenait absent.

 

 

Seule demeurait l'image d'une femme, habitée d'une âpre volonté et d'une avidité mêlée du désir fou de vivre sa vie.
Tout à coup sa tête heurta la vitre, ce train allait la rendre folle ; au bord de la crise de nerfs. Elle s'obligea à ne vouloir rien ressentir, demeura un instant immobile et finit par s'assoupir.
Tout en dormant, elle se savait sur une terre étrangère, quelqu'un la poussait vers la porte du compartiment.
Elle résistait, ne voulait pas avancer et contre toute attente surgît un géant noir presque nu, un poignard entre les dents ou on distinguait seule la lance. Celle -ci brillait au soleil et l'aveuglait .Il fit tomber son couteau et se mit à croquer bruyamment de petites choses qui devaient être des sauterelles. Elle était incapable de proférer une parole.

 

 

IL émit une sorte de grognement.
D'un geste plein de douceur, il la pris dans ses bras et lui fit traverser le couloir.

 

 

Elle voulait descendre et résistait désespérément en se retenant la barre de métal. La rumeur des voix, s'éteignit tout à coup, il n'y eut plus qu'un silence total. Noir !
Il se tenait très droit, à se frayer aveuglément un passage, à piétiner des dormeurs. Du plancher, des insultes étaient proférées.
Il l'avait entraînée dans un autre wagon. Sa tête, son corps heurtèrent à nouveau la vitre, elle hurla, son cri la surprit.
Aussi demeura t'elle assise, sans bouger, sans cesser de trembler, le corps alourdit. Lorsque le train s'arrêta brusquement, elle descendit comme un automate.  Elle eut un moment d'hésitation… Elle avait oublié sa valise !
publié par denise buonanno dans: Ecriture
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