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comedienne-dbuonanno

Pseudo: denise buonannoCatégorie: GénéralDescription:
Denise Buonanno paintings are a series of happy events of simple pleasures and pursuits of life, things which have an instant appeal to all of us. They are accomplished with a singular absence of obvious detail, provoking a keener interest in the subject.
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Lundi 05 Février 2007

Un jour il est parti.
Il n'est plus là.
Elle ouvre les yeux, les referme.
Le jour est là, pâle encore.
Il passe à travers les persiennes.
Insensiblement, la chambre s'éclaire, le soleil va être chaud.
Le fracas des vagues.
Le lit est à la même hauteur que l'océan.
Elle peut voir la blancheur de la mer.
Se demande si le pire est de se réveiller ou s'endormir seule.
La blancheur des draps et celle de la mer.
Ses paupières sont fatiguées.
Elle pleure.
Ne plus rien voir, sentir seulement.
La mer doit recouvrir les rochers noirs.
Elle n'écoute plus.
Elle est déjà dans un autre sommeil.
Ce qui la réveille, c'est le silence.
La marée est basse. La plage à dû reprendre son visage.
Le chant et le cri des mouettes.
Elle se regarde à travers ses larmes, et le bleu de ses yeux scintille.
Elle va sur la plage, le sable est humide.
Face à la mer, humecte ses lèvres légèrement salées par l'embrun.
De longues lames blanches au loin qui font une plaine cassée par une faille.
Des points à l'horizon, sur la barre de corail.
Le paradis des surfeurs.
Ils diront dans une euphorie totale.
- Dis Maman, tu nous a vus ?

 

Elle répondra.
-Naturellement, mes enfants. ..


 

publié par denise buonanno dans: Ecriture
Mercredi 31 Janvier 2007

Madame Simpson dit à son majordome qu'elle achèterait les fleurs elle-même.
Les femmes d'expatriés allaient venir pour prendre le thé.
Chaque fois qu'elle ouvrait en grand les fenêtres, pour changer l'air de la maison ; elle était toujours surprise par l'atmosphère chaude et sèche du vent du désert.
Pourquoi fallait-il qu'elle compare toujours tout ? Qu'elle pense à la mer, à l'air froid et vif ? Alors, tout en marchant sur sa terrasse, elle respirait avec ivresse ce souffle chaud, et songeait qu'il n'y avait rien de pire que sa vie ici.
Vraiment, toutes ses femmes étaient ennuyeuses. Il lui arrivait de les haïr. Chaque sourire, chaque mot était une torture. Pourtant, elle parlait peu, se devait de les écouter.

 

Leurs propos s'en allaient, s'envolaient au loin ; sans l'atteindre.

Son épuisement était total après leur départ.
Pourtant, elle faisait l'effort de sourire, de poser les phrases avec clarté. On pouvait dire de Madame Simpson, que" c'était une femme charmante, que son mari avait bien de la chance ! "
On se souvenait de ses propos puisqu'ils étaient rares, on en reparlait d'une façon légèrement doucereuse et avec mansuétude. Et aussi cette façon nerveuse qu'elle avait de tourner sa bague. Peut-être un signe que des millions de choses s'étaient évanouies...
Seuls ses yeux étaient visibles, tel un oiseau de proie. Il la fixait de son regard profond, d'un bleu vert. Elle pensait rapidement qu'il devait avoir la cinquantaine.
Elle se sentait perchée sur ses talons et ridicule ! Déstabilisée, par cet homme, enveloppé dans sa grande robe. Sa petite blouse brodée et sa jupe lui donnaient un sentiment d'impuissance.
Pourquoi la fixait-il ainsi ?
Subitement un grand calme l'envahit, une douleur féminine dans le bas ventre, un désir fou de vivre. .
Elle voyait en plus de ses yeux, au loin, les rides du sable.

 

Elle respira profondément, le regarda ou dans ses yeux brillaient une étincelle ; il y avait aussi cette grande pureté, la sienne, cet homme venu de nul part, cet homme du désert.
Une main blanche longue, si blanche, surgie, prit doucement la sienne.

 

Elle était chaude, puissante ; sans hésitation, la sienne s'y blottie, avec un fou rire elle jeta ses escarpins...

publié par denise buonanno dans: Ecriture
Dimanche 28 Janvier 2007

Le train allait cahin-caha, il s'arrêtait de façon aléatoire en pleine brousse. En plus de ces arrêts sporadiques, il y avait par contre ceux qui étaient nécessaire, ceux où, il y avait des points d'eau pour alimenter la locomotive. C'était une machine à vapeur.
Grande, des cheveux auburn, un teint mâte, elle avait les yeux fermés et semblait dormir. Elle devait avoir des yeux immenses.
Sans trop savoir ce qu'elle voulait machinalement, elle plongea sa main dans un grand sac de voyage ; elle prit un sandwich et l'engloutit nerveusement en tremblant. Elle s'étira, bâilla, se servit un verre de champagne, puis deux, puis trois.
Les mouvements du train la poussaient contre la vitre ; elle laissa tomber sa tête lourdement et se détendit…

Avec l'arrêt du train, elle sursauta :

 

 

-Je veux voir ce qui se passe.

 

 

Un bras la retint. Elle se mit à discuter telle une harpie, l'alcool faisait son effet.
Souvent, il lui arrivait de penser que l'on pouvait éviter certains évènements, il suffisait de vouloir. Là, rien que d'y penser tout devenait irraisonnable, elle voulait ne plus être dans ce wagon, avec le bruit, les indigènes, les cris, cette végétation qui n'en finissait pas.
Ave ces grands yeux immenses, passionnés, dès que l'on avait vu ce regard ; le reste de son visage devenait absent.

 

 

Seule demeurait l'image d'une femme, habitée d'une âpre volonté et d'une avidité mêlée du désir fou de vivre sa vie.
Tout à coup sa tête heurta la vitre, ce train allait la rendre folle ; au bord de la crise de nerfs. Elle s'obligea à ne vouloir rien ressentir, demeura un instant immobile et finit par s'assoupir.
Tout en dormant, elle se savait sur une terre étrangère, quelqu'un la poussait vers la porte du compartiment.
Elle résistait, ne voulait pas avancer et contre toute attente surgît un géant noir presque nu, un poignard entre les dents ou on distinguait seule la lance. Celle -ci brillait au soleil et l'aveuglait .Il fit tomber son couteau et se mit à croquer bruyamment de petites choses qui devaient être des sauterelles. Elle était incapable de proférer une parole.

 

 

IL émit une sorte de grognement.
D'un geste plein de douceur, il la pris dans ses bras et lui fit traverser le couloir.

 

 

Elle voulait descendre et résistait désespérément en se retenant la barre de métal. La rumeur des voix, s'éteignit tout à coup, il n'y eut plus qu'un silence total. Noir !
Il se tenait très droit, à se frayer aveuglément un passage, à piétiner des dormeurs. Du plancher, des insultes étaient proférées.
Il l'avait entraînée dans un autre wagon. Sa tête, son corps heurtèrent à nouveau la vitre, elle hurla, son cri la surprit.
Aussi demeura t'elle assise, sans bouger, sans cesser de trembler, le corps alourdit. Lorsque le train s'arrêta brusquement, elle descendit comme un automate.  Elle eut un moment d'hésitation… Elle avait oublié sa valise !
publié par denise buonanno dans: Ecriture
Dimanche 14 Janvier 2007

  "La forêt de Merlin l'Enchanteur"

Dimensions Marine

Médium huile et pigments

Enfin, au lever du soleil, la lune d'un clin d'oeil se dégagea des étoiles qui elles aussi finirent de semer des étincelles sur la cime des arbres. Les troncs des marronniers, des bouleaux, des chênes, restaient dans une tranquille obscurité.
La nature se réveillait doucement, elle reste toujours jeune et belle !
Un bruissement d'aile, sec et rapide comme sorti par magie des profondeur du silence, il surprend par ce sursaut d'énergie, il coupe le silence et du sommet du plus haut de la cime du plus haut des arbres il se mit à chanter.
Il chante pour s'étourdir sur l'ennui effrayant de la solitude de la nuit. De son oeil perçant il cherche autour de lui la forêt habituelle et ses repères pour son vol journalier. Sa journée commence !



 

publié par denise buonanno dans: Ecriture
Dimanche 14 Janvier 2007

"Devdas"

Devdas savait pour aujourd'hui que personne ne viendrait.
La route est difficile, quelque soit le mode de locomotion, car le sable, le vent, abîme en un rien de temps les voitures. Ceux qui s'aventurent trouvent le trajet difficile. Ils restent à pied ou à dos de chameau. On ne peut entrer à l'intérieur du village que par une seule route qui est visible quand elle n'est pas recouverte par le sable.
Par cette chaleur torride, qui pourrait venir ? C'était trop triste à la voir ainsi, à attendre...Elle était si jolie, si délicate, la peau à peine teintée, tous ses traits étaient pleins de sensibilité !

Ses yeux bleus très grands et une tendresse de femme pouvait étonner le rare passant. Parfois une grande lassitude lui donnait un léger masque ce qui surprenait beaucoup. Elle semblait implorer qu'un miracle n'arrive !
Soudain un camion arriva, avec un grand bruit, la dépassa, le conducteur se mit à corner gaiement avec un grand geste de la main.

Elle eût alors sur son gentil visage une expression implorante, tellement fugitive et ses épaules voûtées n'étaient déjà plus celle d'une fillette.

 

 

publié par denise buonanno dans: Ecriture
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